Tennis: Jil Teichmann: "L'US Open n'est qu'un business"

1 week ago

Même si le règlement ne l'impose pas de disputer l’US Open, Jil Teichmann n’a pas vraiment le choix. "Les tournois du Grand Chelem sont mon gagne-pain, dit-elle. Avec le prize-money assuré pour le premier tour (réd: 58'000 dollars à New York), je couvre les frais de mon année.

Elle a pris connaissance des mesures de protection édictées par la Fédération américaine (USTA) avec un certain fatalisme. "Une fois arrivée à l’hôtel, je serai testée au Covid-19. Je devrai ensuite attendre trois ou quatre heures le résultat dans le lobby, explique-t-elle. Ensuite s’il est négatif, on me donnera la clé de ma chambre. Mais rien n’est défini sur ce qui peut se passer si le test est positif..."

A ce jour, Jil Teihmann n’a pas encore subi le test du Covid-19. "Je le ferai de toute manière avant de prendre l’avion pour New York pour ne pas traverser l’Atlantique pour rien", lâche-t-elle. Ce deuxième périple de l’année aux Etats-Unis après celui qui l’a conduit à Indian Wells  en mars dernier – "Je suis arrivée le dimanche en Californie pour repartir en Suisse le mercredi en raison de la pandémie", se souvient-elle – ne l’enchante pas. "On jouera sans public. Dans une sorte de bulle. Cette année, l’US Open n’est qu’un business", déplore-elle. Elle sait que l’unique raison qui a poussé l’USTA d’organiser coûte que coûte l’édition 2020 de l’US Open est ce contrat de 70 millions de dollars que la lie avec ESPN.

ats/fg

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